Le château Vanderbilt

William Kissam Vanderbilt, un riche américain d'origine hollandaise, succède à la famille Blanc et crée en 1906 un centre de dressage et d'entraînement des chevaux de course qui sera exploité jusqu'en 1930. Ce passionné de chevaux, qui possède par ailleurs un autre centre équestre à Deauville, a trouvé aux Grésillons (devenu aujourd'hui le quartier Saint-Louis) un emplacement stratégique à la fois situé sur la ligne de train Paris-Deauville et proche de Maisons Laffitte.

L'entretien du domaine carriérois nécessite, à l'époque, l'emploi de 120 personnes, alors que la ville ne compte que 1000 habitants. Le domaine est repris en 1919 par M. Macomber qui, dans la continuité de son prédécesseur, crée une infirmerie pour chevaux et un musée de la chasse dans le "château", ancienne demeure de W. K. Vanderbildt.

L'après-guerre met fin aux rencontres hippiques sur le domaine : les chevaux quittent peu à peu les Grésillons et les champs de courses sont transformés en piste d'aviation. Reste que l'aventure Vanderbilt aura donné à Carrières un élan considérable, favorisant son développement et sa modernisation à l'orée du 20e siècle.

Le château est aujourd’hui la propriété de la société GSM, qui a longtemps utilisé le site comme siège social avant le quitter et de le mettre à la vente à la fin des années 1990. Depuis le château a été squatté à de nombreuses reprises et le site a connu une importante dégradation. En 2009, la communauté d’agglomération 2 rives de Seine et la société GSM ont mis en place une convention d’usage qui permet à l’intercommunalité d’administrer librement l’exploitation du château Vanderbilt.